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Pourquoi nous l'avons fait

Que chaque aspect de notre vie soit empreint de lumière. La plupart des grandes cultures du monde possèdent un calendrier agricole culturellement pertinent, qui servait ces communautés avant l'introduction du calendrier grégorien. Certains calendriers étaient écrits, tandis que d'autres se transmettaient oralement de génération en génération, notamment dans les communautés d'Afrique subsaharienne. Parmi ces calendriers écrits figurent le calendrier hébraïque, le calendrier maya, le calendrier chinois, le calendrier hindou, etc. L'idée d'un calendrier africain n'est donc pas nouvelle. La nouveauté réside ici dans notre décision de coucher sur le papier le calendrier africain Igbo, de le rendre tangible et de le présenter au monde comme source de réflexion. Bien souvent, les communautés prospères du monde entier partagent un noyau commun : elles sont culturellement originales. Elles mettent en valeur, promeuvent et exportent leurs cultures au-delà de leurs frontières, à la fois par souci de bienveillance et comme mécanisme de protection contre l'extermination culturelle. La culture est le pilier de toute communauté. Il est donc essentiel de promouvoir sa culture comme une composante essentielle de l'expérience humaine. Nous sommes convaincus qu'une personne n'aurait aucun intérêt à voyager en Angleterre si la culture britannique était identique à celle de son pays d'origine. Il n'y aurait rien d'excitant à vivre. Lors des luttes pour l'indépendance en Afrique subsaharienne dans les années 1950 et 1960, une partie de la stratégie de résistance au pouvoir colonial consistait à promouvoir l'identité culturelle et spirituelle africaine comme condition préalable à l'indépendance et comme toile de fond d'une nouvelle renaissance africaine. L'idée de rétablir la grandeur culturelle africaine après des années de colonisation insistait sur l'adoption impérative d'un calendrier traditionnel comme système d'organisation des jours à des fins sociales, religieuses, commerciales ou administratives. Cependant, cet effort s'essouffla rapidement en raison des conflits religieux et politiques opposant musulmans et chrétiens, deux religions non originaires d'Afrique subsaharienne. Peu après, la prolifération du christianisme et de l'islam compromit tout espoir de rectitude culturelle. L'idée derrière le Calendrier Africain est de valoriser tous les Africains en enseignant à nos enfants l'importance et la nécessité d'une éducation centrée sur l'Afrique, utilisée comme outil pour inverser la perception négative selon laquelle les Africains seraient dépourvus de pensée originale. C'est un outil pédagogique qui met en lumière la contribution de l'Afrique aux civilisations du monde. Notre objectif est l'adoption impérative de ce calendrier africain comme outil d'unité, célébrant notre culture et nos points communs, plutôt que ce qui nous divise. Les Chinois célèbrent le Nouvel An chinois selon leur système calendaire, unissant ainsi tous les Africains d'origine chinoise à travers le monde. Les Juifs célèbrent le Nouvel An juif selon leur système calendaire, unissant tous les Africains d'origine juive à travers le monde. Les Hindous font de même en Inde, etc. Nous, Africains d'origine africaine, utilisons le même instrument culturel d'identification, de contrôle social et de discipline : un calendrier lunaire profondément ancré dans notre culture. Face à l'influence croissante du monde sur la culture africaine et à l'autosatisfaction grandissante, le moment est venu d'agir. Le calendrier africain Igbo célèbre notre singularité, notre unité et notre volonté d'élever tous les Africains autour d'une culture commune, en utilisant ce calendrier comme outil d'unité. Célébrons le Nouvel An africain chaque année dans le monde entier. Le calendrier africain est un appel à l'unité des personnes d'ascendance africaine, et aussi un outil pédagogique pour les personnes intéressées par l'histoire et la culture africaines, à la maison comme à l'école.

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